Halictidae (Sphecodes) - Belgique

author(s) : Pauly A.
Citation: Pauly, A., 2016. Les espèces du genre Sphecodes Latreille, 1804, en Belgique (Hymenoptera, Apoidea, Halictidae).
http://www.atlashymenoptera.net/page.aspx??ID=46

Cette page est construite dans le cadre du projet BELSPO/BR/132/A1/BELBEES.
Coordinateur: Pierre Rasmont (Université de Mons-Hainaut).
Partenaires: Jean-Luc Boevé (IRSNB);
Groupe de travail ACULEA (Natuurpunt).

Les Sphecodes sont des abeilles parasites ou "abeilles coucou": leurs larves se nourrissent des provisions accumulées dans les cellules du nid des autres abeilles. On compte 20 espèces en Belgique. Celles-ci peuvent être identifiées à l'aide du document de travail téléchargeable ci-dessous (Pauly, 2016), les espèces d'Europe centrale à l'aide des clés de Bogusch & Straka (2012).

Sphecodes Latreille 1804

Belgium
Sphecodes albilabris (Fabricius 1793)
SYNONYMIE. Nomada albilabris Fabricius, 1793; = Dichroa fuscipennis Germar, 1819; = Sphecodes latreillii Wesmael, 1835; = Sphecodes rubripes Spinola, 1838; = Sphecodes africanus Lepeletier, 1841; = Sphecodes nigripes Lepeletier, 1841; = Sphecodes rugosus Smith, 1848; = Sphecodes nodicornis Gistel, 1857; = Sphecodes fuscipennis var basalis Dalla-Torre, 1877; = Sabulicola cirsii Verhoeff, 1890; = Sphecodes grandis Meyer, 1922; = Sphecodes rufipennis Cockerell, 1931; = Sphecodes atrescens Cockerell, 1931.

DIAGNOSE. La plus grande espèce, qui se reconnait notamment par la ponctuation du scutum et des tergites dense.
DISTRIBUTION. Europe du sud et du centre, vers le nord jusque dans le sud de la Suède et de la Finlande; absent des îles Britaniques.
HABITAT. Sablières de Basse et Moyenne Belgique où son hôte est présent.
PHENOLOGIE. Une seule génération par an. Les mâles apparaissent en été.
HOTE: Colletes cunicularius.
STATUT. Autrefois assez rare, semble actuellement en expansion.
photo  photo  photo  photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes crassus Thomson 1870
SYNONYMIE. Sphecodes variegatus Hagens, 1874; = Sphecodes divisus Hagens, 1882 (nec Kirby, 1802); = Sphecodes valesianus Frey-Gessner, 1903.

DIAGNOSE. Petite espèce. Mâle à gonocoxites déprimés, le scutum à ponctuation espacée et les taches feutrées des flagellomères très étroites. La femelle diffère de celle de S. miniatus et S. marginatus par les articles 3 à 5 des antennes presque aussi longs que larges, de S. geoffrellus par le scape avec une bande moins ponctuée et lisse, les fémurs postérieurs enflés à leur base et plus noirs.
DISTRIBUTION. Europe jusqu'en Scandinavie (64°N) et les îles Britaniques; Afrique du nord, Turquie, Iran.
HABITAT. Toute la Belgique, dans des milieux divers.
PHENOLOGIE. Les femelles volent du printemps à la fin de l'été, les mâles apparaissent fin juin.
HOTES: Lasioglossum pauxillum (Stoeckhert 1933; Sick et al. 1994); L. punctatissimum (Westrich 1989; Vegter 1993). En Angleterre L. nitidiusculum et L. parvulum sont souvent cités comme hôtes (Falk, 2015).
STATUT. Assez commun.

photo  photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes ephippius (Linnaeus 1767)
SYNONYMIE. Sphex ephippia Linné, 1767; = Apis minimus Harris, 1776 (nec Poda, 1761); = Apis obscura Geoffroy, 1785 (nec Linné, 1774, nec Müller, 1776); = Apis rufescens Geoffroy, 1785 (nec Gmelin, 1790); = Apis rufescens Gmelin, 1790 (nec Geoffroy, 1785); = Apis labiata Fabricius, 1793; = Melitta divisa Kirby, 1802; = Andrena minuta Fabricius, 1804; = Sphecodes similis Wesmael, 1835; = Sphecodes zablocki Blüthgen, 1923.

DIAGNOSE. Espèce de taille moyenne. Mâle à gonocoxites non déprimés et courts, les gonostyli de forme torsadée caractéristique. Femelle à vertex rugueux non ponctué. Elle diffère essentiellement de toutes les autres espèces, excepté S. rubicundus, par la base déclive du T1 avec des soies très courtes. La ponctuation du scutum est moyennent forte et dense, les interpoints égaux aux points. Elle diffère essentiellement de S. rubicundus par le tergite 4 noir et la ponctuation un peu moins dense du tergite 2.
DISTRIBUTION. Europe jusqu'en Scandinavie (62°N), Iles Britaniques, Afrique du Nord, Turquie, vers l'est jusqu'au Japon.
HABITAT. Talus schisteux ou calcaires, friches, ... toute la Belgique.
PHENOLOGIE. Les femelles volent du printemps à la fin de l'été, les mâles apparaissent en juillet.
HOTES. Généraliste, les hôtes suivants sont confirmés par Bogusch et al (2006) : Seladonia tumulorum, Lasioglossum laticeps, L. leucozonium, L. malachurum, L. pauxillum et L. quadrinotatulum. En Angleterre, signalé comme parasite de Halictus tumulorum, L. leucozonium et L. lativentre par Falk (2015).
STATUT. L'espèce la plus commune en Belgique, surtout en Haute et Moyenne Belgique.
photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes ferruginatus Hagens 1882
SYNONYMIE. = Sphecodes rufescens var. alpestris Frey-Gessner, 1903.

DIAGNOSE. Espèce petite à moyenne. Ponctuation du scutum relativement fine et dense. Mâle avec les gonocoxites déprimés, le metasoma ovale assez large, les taches feutrées des tergites étroites et les tarses sombres. La femelle diffère essentiellement de S. hyalinatus par le dessous du thorax plus rugueux.
DISTRIBUTION. Europe jusqu'en Scandinavie (66°N) et les îles britaniques, Turquie; absent d'Afrique du nord.
HABITAT. Coteaux et pelouses calcaires. Habite surtout le Bassin Mosan.
PHENOLOGIE. Les femelles volent du printemps à la fin de l'été, les mâles à partir de fin juin.
HOTES. En Belgique, observé à l'entrée de nids de Lasioglossum laticeps dans un vieux mur. Lasioglossum fulvicorne est l'hôte principal d’après Stoeckhert (1933) et Falk (2015). Autres hôtes possibles : Lasioglossum laticeps et L. pauxillum d’après Stoeckhert (1933) et Westrich (1989), aussi L. fratellum et L. rufitarse selon Falk (2015).
STATUT. Assez commun.
photo  photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes geoffrellus (Kirby 1802)
SYNONYMIE. Melitta geoffrella Kirby, 1802; = Sphecodes affinis Hagens, 1882; = Sphecodes fasciatus Hagens, 1882; = Sphecodes rimalis Pérez, 1903; = Sphecodes impunctatus Meyer, 1922.

DIAGNOSE. Petite espèce. Mâle avec les gonocoxites déprimés, la ponctuation du scutum espacée et les taches feutrées couvrant presque l'entièreté des flagellomères. Le mâle diffère de celui de S. miniatus par la membrane des gonostyli plus petite, l'apex des gonocoxites avec des soies très courtes. On confirme par l'examen du front et l'espace ocello-oculaire à ponctuation plus fine, plus dense, les interpoints mats. La femelle diffère de celle de S. crassus par la taille généralement plus petite, le scape complètement ponctué, les fémurs postérieurs moins enflés à la base, les pattes brunâtres, l'aire hypoépimérale moins rugueuse et parfois en partie brillante. Elle diffère de S. miniatus et S. marginatus par les articles 3 à 5 des antennes aussi longs que larges (très courts chez S. miniatus et S. marginatus), la ponctuation du scutum plus fine et plus éparse.
DISTRIBUTION. Europe jusqu'en Scandinavie et les Iles Britaniques, Afrique du Nord, Turquie, Moyen Orient; plus commun dans le sud de l'Europe.
HABITAT. Nombreux habitats en fonction des hôtes: rochers calcaires, talus schisteux ou argileux, landes, terrains sablonneux, lisières, ... Toute la Belgique, sauf la Haute Ardenne.
PHENOLOGIE. Femelles d'avril à septembre, mâles de juillet à septembre.
HOTES. Généraliste. En Belgique parasite probablement Lasioglossum morio ou L. nitidulum car pénètre dans les nids établis dans les murs. WESTRICH (1989) rapporte les hôtes suivants comme confirmés : Lasioglossum leucopus, L. morio, L. nitidiusculum, L. pauxillum. Autres hôtes possibles : L. fratellum selon Field (1996), L. rufitarse selon NEUMEYER & OBRIST (2000), L. sexstrigatum selon VEGTER (1993), L. parvulum selon FALK (2015) et L. marginellum selon WESTRICH (2006).
photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes gibbus (Linnaeus 1758)
SYNONYMIE. Sphex gibba Linnaeus, 1758; = Apis glabra Füessly, 1775; = Andrena ferruginea Olivier, 1789; = Apis gibbosa Christ, 1791; = Melitta picea Kirby, 1802; = Melitta sphecoides Kirby, 1802; = Andrena austriaca Fabricius, 1804; = Dichroa analis Illiger, 1806; = Sphecodes apicatus Smith, 1853; = Sphecodes nigripennis Morawitz, 1876; = Sphecodes sutor Nurse, 1903; = Sphecodes gibbus var rufispinosus Meyer, 1920; = Sphecodes gibbus var. turcestanicus Meyer, 1920; = Sphecodes nippon Meyer, 1922; = Sphecodes castilianus Blüthgen, 1924; = Sphecodes lustrans Cockerell, 1931; = Sphecodes pergibbus Blüthgen, 1938.

DIAGNOSE. Grande espèce. Mâle très facile à distinguer par les gonostyli bifides et ornés de longues soies. Femelle avec le vertex très distinctement ponctué, la ponctuation du scutum forte et éparse. Elle diffère de S. monilicornis par la tête plus large; de S. reticulatus par le vertex plus largement ponctué et la base du tergite 2 à ponctuation moins dense.
DISTRIBUTION. Toute l'Europe jusque 63°N; vers l'est jusqu'en Asie, vers le sud jusqu'en Afrique du Nord.
HABITAT. Tous les milieux où niche son hôte principal Halictus rubicundus. Toute la Belgique, même la Haute Ardenne.
PHENOLOGIE. Les femelles volent du printemps au début de l'automne, les mâles apparaissent fin juin.
HOTES : la plupart des hôtes appartiennent au genre Halictus. Le principal hôte en Angleterre (Falk 2015) et probablement aussi en Belgique est Halictus rubicundus. Westrich (1989) signale H. quadricinctus, H. rubicundus et H. sexcinctus. Bogusch (2003) confirme Halictus simplex et indique comme hôte probable Lasioglossum malachurum. Plusieurs femelles capturée à Braine le 19 juin 1900 en compagnie de Halictus quadricinctus sont aussi grandes que celles de S. albilabris.
STATUT. Très commun.
photo  photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes hyalinatus Hagens 1882
photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes longulus Hagens 1882
SYNONYMIE. = Sphecodes longulus var epidus Hagens, 1882; = Sphecodes nitidulus Hagens, 1882.
DIAGNOSE. La plus petite espèce. Mâle à gonocoxites non déprimés et allongés, le gonostyli presque triangulaire et assez simple, la tête ronde. Parfois difficile à séparer du S. puncticeps dont les genitalia sont assez semblables mais dont il diffère par les taches feutrées des flagellomères plus développée et la base du tergite 2 à ponctuation plus fine. Femelle à mandibules simples comme chez S. puncticeps. Elle en diffère par la tête aussi longue que large, la taille souvent plus petite et la ponctuation des T2-T3 plus fine, les tibias et tarses souvent plus clairs.
DISTRIBUTION. Europe, vers le nord jusque dans le sud de la Finlande et de la Suède, sud de l'Angleterre, vers l'est jusqu'au Tajikistan.
HABITAT. Terrains sableux de Basse et Moyenne Belgique.
PHENOLOGIE. Les femelles volent du printemps au début de l'automne, les mâles apparaissent en juillet.
HOTES. Lasioglossum minutissimum selon Alfken (1912) et Falk (1915) ; L. lucidulum et L. sexstrigatum selon Vegter (1993) ; L. morio selon Westrich (1989) et Falk (2015) ; L. punctatissimum et L. semilucens sont des hôtes probables selon Bogusch & Straka (2012); L. tarsatum selon Van der Vecht (1928).
STATUT. Commun.
photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes majalis Pérez 1903
SYNONYMIE. Sphecodes gracilior Pérez, 1903; = Sphecodes problematicus Schulz, 1906; Sphecodes barbarus Blüthgen, 1923.
DIAGNOSE. Espèce de taille moyenne. Le mâle se reconnait par les gonocoxites non déprimés, les tibias postérieurs avec des épines. La femelle possède un clypeus très large et denté latéralement.
DISTRIBUTION. Localités chaudes de l'Europe, de l'Espagne jusqu'en Russie, Afrique du Nord.
HABITAT. Connu en Belgique d'une seule localité à Bassenge où son hôte a été récolté.
PHENOLOGIE. Les mâles et les femelles volent au printemps comme leur hôte.
HOTE : Lasioglossum pallens. La biologie du parasite et de l’hôte a été étudiée par Hermann et al. (2003).
STATUT. Très rare et localisé.
photo  photo  photo
Sphecodes marginatus Hagens 1882
SYNONYMIE. = Sphecodes atratus Hagens, 1882; = Sphecodes nigritulus Hagens, 1882; = Sphecodes biskrensis Pérez, 1903.
DIAGNOSE. Très petite espèce. Mâle à gonocoxites déprimés, la ponctuation du scutum espacée et les taches feutrées couvrant presque la totalité des flagellomères. La membrane des gonostyli est petite comme chez S. geoffrellus mais il en diffère par la ponctuation du tergite 1 bien présente et plus forte, la ponctuation de la base des T2-T3 plus forte; il diffère de S. miniatus par la membrane des gonostyli petite et triangulaire, la ponctuation forte des tergite. La femelle diffère de celle de S. crassus et S. geoffrellus par les articles 3 à 5 des antennes très courts. Très difficile à séparer de S. miniatus, elle diffère seulement par la ponctuation de la base des tergites un peu plus forte et, selon Bogush et Straka (2012), par le pygidium plus étroit à son extrémité.
DISTRIBUTION. Europe atlanto-méditerranéenne, Maghreb; absent de Scandinavie, des Iles Britaniques et d'Europe de l'Est.
HABITAT. Landes sableuses, surtout en Campine et en Gaume.
PHENOLOGIE. Les femelles volent de mai à septembre, les mâles en juillet août.
HOTES. Non connus, mais probablement les petites espèces de Lasioglossum comme L. lucidulum, L. semilucens, L. sexstrigatum selon Bogusch & Straka (2012). L. punctatissimum est supposé être l'hôte probable sur les îles anglo-normandes (Falk 2015); L. brevicorne et L. semilucens selon Blüthgen (1934).
STATUT. Rare.
photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes miniatus Hagens 1882
SYNOMYMIE. = Sphecodes dimidiatus Hagens, 1882; = Sphecodes murithianus Frey-Gessner, 1903; = Sphecodes pilicornis Meyer, 1922.
DIAGNOSE. Petite espèce. Mâle à gonocoxites déprimés, la ponctuation du scutum espacée, les taches feutrées couvrant presque la totalité des flagellomères. Il diffère du S. geoffrellus par les membranes des gonostyli plus grande et trapézoidale, l'apex des gonocoxites en vue latérale avec une touffe de longues soies, la ponctuation de front et de l'espace ocello-oculaire plus forte et plus espacée, les interpoints plus brillants. La femelle diffère de celle de S. crassus et S. geoffrellus par les articles 3 à 5 des antennes plus courts que les suivants, la ponctuation du scutum plus forte et plus dense.
DISTRIBUTION. Presque toute l'Europe, jusque dans le sud de la Suède et le sud de l'Angleterre; rare dans le sud, absent d'Afrique du Nord.
HABITAT. Sur sols sableux de Basse et Moyenne Belgique, sablières de Gaume
PHENOLOGIE. Les femelles volent du printemps au début de l'automne, les mâles apparaissent début juillet.
HOTES. L. sexstrigatum selon Vegter (1993), ce qui semble confirmé en Belgique car les deux espèces sont souvent présentes en grand nombre sur les mêmes sites; Lasioglossum nitidiusculum selon Westrich (1989) ; L. morio comme hôte probable selon Westrich (1989) et Falk (2015) ; L. politum selon Bogusch (2003). Deux autres hôtes probables sont L. pauxillum et L. punctatissimum selon Bogusch & Straka (2012).
STATUT. Commun.
photo  photo  photo
Sphecodes monilicornis (Kirby 1802)
SYNONYMIE. Melitta monilicornis Kirby, 1802; = Sphecodes maculatus Lepeletier, 1841; = Sphecodes subquadratus Smith, 1845; = Sphecodes gibbus var. subquadratus subvar. incertus Sichel, 1865; = Sphecodes gibbus var. ephippium subvar. nigrescens Sichel, 1865; = Sphecodes gibbus var. ephippium subvar. testaceipes Sichel, 1865; = Sphecodes gibbus var. ephippium subvar. rufipes Sichel, 1865; = Sphecodes gibbus var. subquadratus subvar. dubius Sichel, 1865; = Sphecodes ruficrus Dalla Torre, 1896; = Sphecodes hanuman Nurse, 1903; = Sphecodes smyrnaensis Meyer, 1920; = Sphecodes caucasicus Meyer, 1920; = Sphecodes quadratus Meyer, 1920; = Sphecodes cephalotes Meyer, 1920; = Sphecodes monilicornis var. nigerrima Blüthgen, 1927; = Sphecodes quadratus cephalotiformes Pittioni, 1950.
DIAGNOSE. Grande espèce, mais certains exemplaires ne dépassent pas 5 mm. Mâle à tête ronde, les gonocoxites non déprimés et les gonostyli de forme caractéristique "en tenaille". Femelle bien caractérisée par la forme de la tête, celle-ci étant aussi longue que large et le vertex étant bien développé à angle droit, les tempes épaisses, les yeux divergent vers le bas.
DISTRIBUTION. Presque toute l'Europe jusque 64°N, vers l'est jusqu'au Japon, Afrique du Nord.
HABITAT. Toute la Belgique, dans divers milieux.
PHENOLOGIE. Les femelles volent du printemps au début de l'automne, les mâles apparaissent fin juin.
HOTES. Généraliste. Selon Bogusch et al. (2006) et Bogusch et Straka (2012), les hôtes confirmés sont Halictus rubicundus, Lasioglossum albipes, L. calceatum, L. leucozonium, L. quadrinotatulum, L. zonulum et L. malachurum. D’autres hôtes possibles sont Halictus maculatus, S. tumulorum, Lasioglossum laticeps, L. pauxillum, L. villosulum et Andrena flavipes selon Bogusch (2003). Les œufs sont déposés dans le nid de L. malachurum pendant la phase solitaire de printemps ou pendant la phase sociale d’été. Une femelle de S. monilicornis peut tuer les ouvrières du nid avant de déposer ses œufs dans les cellules (REF).
STATUT. Très commun.
photo  photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes niger Hagens 1874
SYNONYMIE. = Sphecodes niger var. holomelaena Blüthgen, 1949.
DIAGNOSE. Petite espèce. Mâle à metasoma de couleur noire caractéristique, au dessous comme au dessus. Confirmer par l'examen de l'aire hypoépimérale qui est presque lisse et la forme étroite des gonostyli. Femelle à mandibules pourvues d'une dent subapicale. Le metasoma de la femelle est en partie rouge contrairement au mâle. Elle diffère de toutes les autres espèces par l'aire hypoépimérale (sous l'aile) lisse et brillante.
DISTRIBUTION. Europe, depuis le nord-est de l'Espagne jusqu'en Ukraine, Turquie. Absent de Scandinavie et d'Afrique du Nord.
HABITAT. Moyenne Belgique, sur les talus argileux où niche son hôte Lasioglossum morio.
PHENOLOGIE. Les femelles volent du printemps au début de l'automne, les mâles de juillet à septembre.
HOTE. Lasioglossum morio selon Bogusch & Straka (2012). Observé dans deux localités en Belgique volant sur des talus où étaient installées des colonies importantes de Lasioglossum morio.
STATUT. Assez rare. Les mâles sont plus souvent récoltés que les femelles.
photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes pellucidus Smith 1845
SYNONYMIE. = Sphecodes pilifrons Thomson, 1870; = Sphecodes brevicornis Hagens, 1874; = Sphecodes volatilis Smith, 1879; = Sphecodes pellucidus var. algirus Alfken, 1914; = Sphecodes pellucidus var. hypridus Blüthgen, 1925; = Sphecodes pellucidus var. niveipennis Meyer, 1925.
DIAGNOSE. Espèce moyenne à grande. Mâle à gonocoxites non déprimés, les gonostyli de forme caractéristiques, les taches feutrées des flagellomères bien étendues. Femelle à vertex rugueux non ponctué, la ponctuation du scutum relativement forte et dense, les points égaux aux interpoints. Elle diffère de S. ephippius par la base déclive du T1 à soies plus longues; de S. reticulatus par le T2 peu ponctué; des autres espèces souvent plus petites par le pygidium plus large.
DISTRIBUTION. Europe jusqu'en Scandinavie (66°N), jusque dans l'est de l'Asie et l'Afrique du Nord.
HABITAT. Surtout la Basse et la Moyenne Belgique, souvent sur sols sableux.
Phénologie. Les femelles volent du printemps à l'été, avec un pic d'activité en mai. Les mâles volent de juillet à septembre.
HOTES. Trois hôtes confirmés : Andrena barbilabris selon Alfken (1913) et Witt (1992) qui décrit la biologie de l’hôte et de son parasite ; Andrena nycthemera selon Schönitzer & Klinksik (1990) ; Lasioglossum leucozonium selon Sick et al. (1994). D’autres hôtes possibles ont été signalés dans la littérature et listés par Bogusch & Straka (2012) : Andrena argentata, A. bicolor, A. humilis, A. ventralis et A. wilkella.
STATUT. Commun.
photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes puncticeps Thomson 1870
SYNONYMIE. = Sphecodes bituberculatus Pérez, 1903; = Sphecodes opacifrons Pérez, 1903; = Sphecodes puncticeps var. cretanus Strand, 1921.
DIAGNOSE. Petite espèce. Mâle à gonocoxites non déprimés et allongés, les gonostyli assez simples et caractéristiques. Parfois difficile à distinguer du S. longulus dont il diffère par les taches feutrées des flagellomères très réduites, la ponctuation de la base du tergite 2 nettement plus forte. Femelle à mandibules simples comme chez S. longulus. Elle en diffère par la ponctuation du tergite 2 plus forte, la tête nettement plus large et la taille souvent plus grande.
DISTRIBUTION. Europe jusque dans le sud de la Finalnde et de la Suède, Afrique du Nord, Moyen Orient.
HABITAT. Terrains fraîchement remués, remblais, pelouse sableuses, etc... où poussent les Asteraceae et où niche son hôte principal Lasioglossum villosulum. Basse et Moyenne Belgique, Gaume.
PHENOLOGIE. Les femelles volent de mai à octobre, avec deux pics d'activité en juin et en août. Les mâles apparaissent fin juin et volent jusque début octobre.
HOTES : En Belgique observé à l'entrée des nids de Lasioglossum villosulum. Lasioglosum villosulum selon Alfken (1913) et probablement aussi L. brevicorne selon Bischoff (1927). Bogusch & Straka signalent aussi L. politum et L. sabulosum comme hôtes possibles. Perkins in Blüthgen (1934) et Falk (2015) signalent en Angleterre L. lativentre et L. quadrinotatum comme hôtes principaux.
STATUT. Commun.
photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes reticulatus Thomson 1870
SYNONYMIE. = Sphecodes distinguendus Hagens, 1874.
DIAGNOSE. Espèce moyenne à grande. Mâle à gonocoxites non déprimés, les gonostyli de forme allongée caractéristique, les antennes à taches feutrées très réduites. Femelle à vertex ponctué mais moins que chez S. gibbus. Diffère de S. gibbus par le vertex ponctué seulement sur deux rangs et la ponctuation à la base du T2 plus dense; de S. pellucidus par la marge apicale du T2 bien ponctuée; de S. ephippius par les soies de la base déclive du T1 plus longues.
DISTRIBUTION. Europe jusque dans le sud de la Suède et de la Finlande (62°N), les îles Britanniques, vers l'est jusqu'au Turkestan; rare dans le sud de l'Europe.
HABITAT. Basse et Moyenne Belgique, Gaume; sablières où niche son hôte principal Andrena barbilabris.
PHENOLOGIE. Les femelles volent de mai à début octobre avec un pic en juin et un pic en aôut, les mâles de juillet à début octobre.
HOTES. Andrena barbilabris est un hôte confirmé selon Stoeckhert (1933), Blüthgen (1934) et Falk (2015). Les hôtes suivants sont probables selon la littérature reprise par Bogusch & Straka (2012): Andrena argentata, A. wilkella, Lasioglossum prasinum.
STATUT. Assez répandu mais semble être en voie de raréfaction.
photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes rubicundus Hagens 1875
SYNONYMIE. = Sphecodes rubicundus altisilesiacus Torka, 1926.
DIAGNOSE. Espèce de taille moyenne à grande. Mâle à gonocoxites non déprimés et les gonostyli de forme caractéristique avec une petite lamelle à la base, la base du tergite 2 à ponctuation dense. La femelle a le vertex rugueux non ponctué et les soies de la base décive du T1 sont courtes comme chez S. ephippius. Elle en diffère par le tergite 4 rouge totalement ou en grande partie, la ponctuation de la base du T2 plus dense, la face et le scutum plus densément ponctués, la taille un peu plus grande.
DISTRIBUTION. Europe jusque 56°N, Angleterre, vers l'est jusqu'à l'Oural.
HABITAT. Basse et Moyenne Belgique.
PHENOLOGIE. Les femelles volent pendant une courte période, de fin mai à juillet, avec un pic en juin. Les mâles apparaissent en mai.
HOTES. Andrena labialis selon Sowa & Mostowska (1978) et Blüthgen (1934); A. nigroaenea signalé comme hôte probable par Blüthgen (1934) ainsi que A. agilissima par Torka (1925); A. flavipes comme hôte occasionnel par Falk (2015).
STATUT. Rare, semble en voie de dispartion en Belgique.
photo  photo  photo
Sphecodes rufiventris (Panzer 1798)
SYNONYMIE. Tiphia rufiventris Panzer, 1798; = Sphecodes subovalis Schenck, 1853; Sphecodes brevis Hagens, 1875; Sphecodes singularis Meyer, 1920; Sphecodes combinatus Blüthgen, 1927; Sphecodes tadschicus Blüthge, 1935; Sphecodes subovalis austrinus Erlandsson, 1979; Sphecodes subovalis austrinus var. balcanicus Erlandsson, 1979; Sphecodes rufiventris hethiticus Warncke, 1992.
DIAGNOSE. Espèce de taille moyenne. Mâle à gonocoxites non déprimés, les taches feutrées recouvrant la presque totalité des flagellomères, les gonostyli de forme caractéristiques. L'espèce ressemble à un S. monilicornis en plus petit mais le vertex est plus tronqué et les flancs du mesosoma sont sculptés de rides parallèles.
DISTRIBUTION. Europe jusque 57°N, absent de Scandinavie et des îles Britaniques, vers l'est jusqu'à l'Oural, Afrique du Nord.
HABITAT. Très localisé, dans les localités où vit son hôte Halictus maculatus.
PHENOLOGIE. Les femelles volent de mai à aôut, les mâles en été.
HOTE. Le seul hôte connu est Halictus maculatus selon Stoeckhert (1933) et Blüthgen (1934).
STATUT. Très rare. Probablement très menacé en Belgique.
photo  photo  photo  photo  photo  photo
Sphecodes scabricollis Wesmael 1835
SYNONYMIE. = Sphecodes perversus Ritsema, 1879.
DIAGNOSE. Espèce grande à moyenne. Mâle à ponctuation du scutum forte et dense, les genae carénées, les gonocoxites non déprimés, les gonostyli de forme caractéristique. La femelle se reconnait par la ponctuation forte et dense du scutum, les genae carénées, le vertex rugueux.
DISTRIBUTION. Europe jusque dans le sud de la Finlande, Angleterre, absent des Balkans et de Turquie.
HABITAT. Surtout la Campine et la Basse Belgique, probablement moins rare sur sables.
PHENOLOGIE. Les femelles volent du début du printemps au début de l'automne, les mâles apparaissent fin juin et volent jusque octobre.
HOTE. Le seul hôte connu est Lasioglosum zonulum selon Blüthgen (1934) et M. Hermann dans Bogusch & Straka (2012).
STATUT. Rare et localisé, probablement menacé en Belgique.

photo  photo  photo
Sphecodes spinulosus Hagens 1875
DIAGNOSE. Grande espèce. Mâle à occiput caréné, les tibias postérieurs avec des épines, les gonocoxites non déprimés et les gonostyli caractéristiques. La femelle se reconnait par la carène occipitale, les articles des antennes longs, la ponctuation dense du scutum.
DISTRIBUTION. Europe jusque 56°N, Angleterre, Turquie, sud-est de la Russie, Afrique du Nord.
HABITAT. Moyenne Belgique, dans les habitats où niche son hôte Lasioglossum xanthopus.
PHENOLOGIE: Mâles et femelles volent de mai à début juillet.
HOTE. Le seul hôte connu est Lasioglossum xanthopus selon Stoeckhert (1933) et Blüthgen (1934).
STATUT. Rare. En Europe seulement quelques récoltes récentes.
photo  photo  photo

References

Amiet F. 1999. Apidae 2. Colletes, Dufourea, Hylaeus, Nomia, Nomioides, Rhophitoides, Rophites, Sphecodes, Systropha. Fauna Helvetica 4. Centre Suisse de cartographie de la faune. Neuchâtel.
see also:https://cscf.abacuscity.ch/de/chf/A~11FHE04X/0~0~Coll/Apidae-2
Bogush P. & Straka J. 2012. Review and identification of the cuckoo bees of central Europe (Hymenoptera: Halictidae: Sphecodes). Zootaxa 3311: 1–41.
Pauly A. 2016. Les espèces du genre Sphecodes Latreille, 1804, en Belgique. Document de travail du projet BELBEES. 93 pp.
Warncke, K. 1992. Die westpaläarktischen Arten der Bienengattung Sphecodes Latr. (Hymenoptera, Apidea, Halictinae). Bericht der Naturforschenden Gesellschaft Augsburg, 52: 9-64.